On connaît peu de chose(s)

Répondre
Didier Pautard
Messages : 100
Inscription : lun. 13 avr. 2020, 11:38

On connaît peu de chose(s)

Message par Didier Pautard »

Bonjour,
Dans la phrase "on connaît peu de chose(s)", doit-on mettre chose au singulier ou au pluriel ?
Avatar de l’utilisateur
abgech
Messages : 495
Inscription : lun. 02 oct. 2006, 17:43
Localisation : Genève, Suisse

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par abgech »

J'aurais tendance à mettre un s.
Parce qu'il me semble que s'il l'on ne connaît qu'une seule chose on dit : "on connaît une chose".
Didier Pautard
Messages : 100
Inscription : lun. 13 avr. 2020, 11:38

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Didier Pautard »

Ce site pencherait pour le singulier :
https://parlez-vous-francais.fr/orthogr ... thographe/
Leclerc92
Messages : 3380
Inscription : jeu. 29 nov. 2012, 17:06

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Leclerc92 »

Oui, il a raison puisque le sens ici, d'une manière générale, est "pas grand chose", plutôt que celui d'un petit nombre de choses.
Mais bien sûr, cela dépend du contexte.
Par exemple, si on nous annonce que le Président vient de nommer Premier ministre monsieur Trucmuche, jusque-là inconnu, un journaliste pourra très bien dire : on connaît peu de chose(s) sur lui, car les deux options sont possibles : pas grand-chose ou juste deux ou trois choses.
Avatar de l’utilisateur
Perkele
Messages : 9222
Inscription : sam. 11 juin 2005, 18:26
Localisation : Deuxième à droite après le feu

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Perkele »

"Peu" étant indéfini, je choisirais le singulier.

C'est comme si le mot "chose" était un collectif singulier dont on parlerait d'une partie.
Il faut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
Didier Pautard
Messages : 100
Inscription : lun. 13 avr. 2020, 11:38

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Didier Pautard »

Perkele a écrit : dim. 01 mai 2022, 22:56 "Peu" étant indéfini, je choisirais le singulier.

C'est comme si le mot "chose" était un collectif singulier dont on parlerait d'une partie.
Ce n'est pas un argument, car on peut écrire "peu d'individus".
Avatar de l’utilisateur
Claude
Messages : 9123
Inscription : sam. 24 sept. 2005, 8:38
Localisation : Doubs (près de l'abreuvoir)

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Claude »

Je penche sans hésiter pour le pluriel ; en effet, « peu » signifie « pas beaucoup ».
Ainsi, le pluriel me semble évident avec « on ne connaît pas beaucoup de choses ». Pas beaucoup de choses est plus qu'une seule chose.
Que pensez-vous de la magistrale démonstration d'un télépapoteur « modeste » ? :d
Avatar : petit Gaulois agité (dixit Perkele)
Leclerc92
Messages : 3380
Inscription : jeu. 29 nov. 2012, 17:06

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Leclerc92 »

Tout le monde a raison puisque, à mon avis, les deux possibilités sont offertes, mais dépendent du contexte, selon qu'on pense que ce "peu de chose(s)", signifie "pas grand chose" (dans ce cas, c'est singulier) ou "pas beaucoup de choses (dans ce cas, c'est pluriel).
À noter que Hanse privilégie les exemples au singulier :
Peu se construit avec de : Nous sommes bien peu de chose; C'est peu de chose. ... Peu de chose le distrait.
Après c'est peu de chose (que), on emploie de devant un pronom ou un infinitif, pas devant un nom : c'est peu de chose que de nous (Ac.), C'est peu de chose que ce contretemps. C'est peu de chose (que) de faire cela.
Avatar de l’utilisateur
Claude
Messages : 9123
Inscription : sam. 24 sept. 2005, 8:38
Localisation : Doubs (près de l'abreuvoir)

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Claude »

Effectivement, une chanson c'est peu de chose.
Avatar : petit Gaulois agité (dixit Perkele)
Avatar de l’utilisateur
Perkele
Messages : 9222
Inscription : sam. 11 juin 2005, 18:26
Localisation : Deuxième à droite après le feu

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Perkele »

Didier Pautard a écrit : lun. 02 mai 2022, 19:22
Perkele a écrit : dim. 01 mai 2022, 22:56 "Peu" étant indéfini, je choisirais le singulier.

C'est comme si le mot "chose" était un collectif singulier dont on parlerait d'une partie.
Ce n'est pas un argument, car on peut écrire "peu d'individus".
"peu d'individus" représente une quantité ; "peu de chose", une qualité.
Il faut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
Avatar de l’utilisateur
Jacques-André-Albert
Messages : 4297
Inscription : dim. 01 févr. 2009, 8:57
Localisation : Niort

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Jacques-André-Albert »

« Peu de » suivi du singulier ne devrait s'appliquer qu'à ce qui n'est pas dénombrable : peu d'eau, peu d'espoir. Chose est toujours dénombrable, même avec un sens indéfini. Comparez « une quantité d'eau » et « une quantité de choses ».
Donc, pour moi, c'est « peu de choses » qui est le plus logique.
Quand bien nous pourrions estre sçavans du sçavoir d'autruy, au moins sages ne pouvons nous estre que de nostre propre sagesse.
(Montaigne - Essais, I, 24)
Leclerc92
Messages : 3380
Inscription : jeu. 29 nov. 2012, 17:06

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Leclerc92 »

Dans ces acceptions, "chose" à un comportement spécial et n'est pas dénombrable. Il est même considéré comme invariable !
https://cnrtl.fr/definition/chose/1
B.− L'élément adjoint est un adverbe de quantité indéfinie antéposé.
♦ Peu de chose. Peu; une chose de peu d'importance. C'est peu de chose; il suffit de peu de chose pour ... Il faut si peu de chose pour me rendre heureux. Le grave est qu'il en faut encore moins pour me détraquer (Duhamel, Confession de minuit,1920, p. 24).
♦ À peu de chose près. Anton. à beaucoup près.C'était, à peu de chose près, la vie d'un petit reporter de province (Simenon, Les Vacances de Maigret,1948, p. 141).
Avatar de l’utilisateur
Jacques-André-Albert
Messages : 4297
Inscription : dim. 01 févr. 2009, 8:57
Localisation : Niort

Re: On connaît peu de chose(s)

Message par Jacques-André-Albert »

Merci. Je devrais consulter systématiquement le dictionnaire.
Quand bien nous pourrions estre sçavans du sçavoir d'autruy, au moins sages ne pouvons nous estre que de nostre propre sagesse.
(Montaigne - Essais, I, 24)
Répondre