Echantillon de néo-français

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Claude
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Message par Claude »

L'emploi de briefing et debriefing n'est pas nouveau ; ces mots que j'ignorais m'avaient surpris quand je les avais entendus la première fois pendant mon service militaire il y a 45 ans. On peut supposer que l'armée française a emprunté ce vocabulaire aux armées alliées lors de la seconde guerre mondiale.
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JR
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Message par JR »

Jacques a écrit : Je ne sais pas ce que veut dire débriefing, mais il doit y avoir un mot français correspondant.
Quand un militaire rentre de mission, quand un otage est libéré, on procède à un debriefing : les intéressés rendent compte du déroulement de l'opération et de tout ce qu'ils ont pu percevoir; dans les cas importants, ils y sont aidés par des spécialistes qui les interrogent.
Jacques a écrit : j'ignore aussi ce qu'est une dream team
C'est l'équipe idéale, celle dont on ne peut que rêver car il semble impossible de rassembler tous ces gens de très grande valeur au sein d'une même organisation.
Jacques-André-Albert a écrit : Alfred Gilder (En vrai français dans le texte) propose, à la place de « debriefing » : analyse, bilan, exégèse, récapitulation, conclusion, synthèse, examen, rapport, compte rendu.
Pour ma part, j'apprécie un site internet qui fait un décryptage de l'actualité, et ce mot me paraît bien adapté à ce que veut exprimer ce jounaliste.
L’ignorance est mère de tous les maux.
François Rabelais
embatérienne

Message par embatérienne »

Claude a écrit :L'emploi de briefing et debriefing n'est pas nouveau ; ces mots que j'ignorais m'avaient surpris quand je les avais entendus la première fois pendant mon service militaire il y a 45 ans. On peut supposer que l'armée française a emprunté ce vocabulaire aux armées alliées lors de la seconde guerre mondiale.
Pour briefing, c'est effectivement la période que mentionnent les dictionnaires d'anglicismes (Robert, Larousse), alors que le mot anglais lui-même date à peu près de 1910.
En revanche, pour debriefing c'est probablement un peu plus tard, car le mot anglais n'a lui-même été introduit en anglais qu'à l'extrême fin de la seconde guerre. Il a sûrement fallu un peu de temps pour qu'il arrive chez nous. Mais le mot est quand même déjà signalé par Etiemble en 1964 dans son célèbre Parlez-vous franglais ?
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JR
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Message par JR »

Claude a écrit :L'emploi de briefing et debriefing n'est pas nouveau ; ces mots que j'ignorais m'avaient surpris quand je les avais entendus la première fois pendant mon service militaire il y a 45 ans. On peut supposer que l'armée française a emprunté ce vocabulaire aux armées alliées lors de la seconde guerre mondiale.
C'est aussi ce que je crois.
Sauf erreur de ma part, j'ai dû découvrir "briefing" dans les aventures de Buck Danny (journal de Spirou) au début des années 50; à cette époque, je voulais devenir pilote de chasse, mais ce n'était pas original. :cry:
Aurions nous fait notre service en même temps, Claude ? Pour moi, c'était de mai 1964 à aout 1965 (classe 64 1/C). :?:
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François Rabelais
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Jacques
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Message par Jacques »

J'avais bien traduit dream team par équipe rêvée, c'est-à-dire idéale. Mais la question qui reste posée est toujours la même : pourquoi employer encore des anglicismes ? Ne pourrait-on pas parler français ?
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
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Claude
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Message par Claude »

JR a écrit : ...Aurions nous fait notre service en même temps, Claude ? Pour moi, c'était de mai 1964 à aout 1965 (classe 64 1/C). :?:
Classe 65 2/C de novembre 1965 à février 1967, étant sursitaire d'une année.
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Jacques
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Message par Jacques »

Je me demande à quoi correspondent ces numéros de référence (65 2/C) que vous donnez. Je suppose que classe désigne l'année d'enrôlement ?
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
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JR
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Message par JR »

Oui, mais c'est un peu plus précis : 64 (ou 65 pour Claude) indique le millésime 1964 était un bon cru), et 1/C précise la fraction de contingent (classe) concernée.
Si je me souviens bien, dans l'armée de terre, il y avait chaque année 6 contingents : 1/A, 1/B, 1/C, 2/A, 2/B, et 2/C, à raison d'une incorporation tous les deux mois, l'intervalle entre deux incorporations correspondant à la durée de la formation commune de base.
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François Rabelais
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Message par Claude »

Il y avait une incorporation tous les deux mois :

- janvier 1/A
- mars 1/B
- mai 1/C
- juillet 2/A
- septembre 2/B
- novembre 2/C

1 = 1er semestre
2 = 2e semestre

Tous précédés de l'année d'incorporation.
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Claude
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Message par Claude »

JR, nous avons posté simultanément.
Je précise que 65 était également un bon cru. :wink:
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Jacques
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Message par Jacques »

Ne vous en déplaise, n'ayant pas goûté aux joies régimentaires, je préfère les crus de Bourgogne.
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
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JR
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Message par JR »

Claude a écrit :Je précise que 65 était également un bon cru. :wink:
Je vous crois sur parole; vous en ètes d'ailleurs une excellente illustration. :)
Dans l'armée de l'air, l'intervalle entre les incorporations était de 3 mois.
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François Rabelais
gerhec
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Re: debrif

Message par gerhec »

Anne a écrit :
gerhec a écrit :On entend ceci tous les soirs sur une grande station de radio périphérique animée par un non moins grand journaliste :

"Et maintenant, la débrif de l'actu par notre dream team (ou debrief drime time) "
Un homme qui s'exprime en ces termes ne mérite pas le qualificatif que vous lui prêtez, je crois.
"Grand" par la surface médiatique :
un 18/20 h quotidien à la radio
une émission hebdomadaire à la télévision
et peut-être que j'en oublie...
gerhec
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Retail Park

Message par gerhec »

Ce n’est pas pris dans un magazine d’économie
mais dans la presse locale.

"C….. est en train d’agrandir la zone d’activité de son hypermarché en réalisant un retail park (parc d’activité commercial) juste à côté…
Des maires rappellent que ce Retail Park n’a pas suscité l’opposition…"


Ce soir, à la radio, ADP parle aussi de retail...
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Manni-Gédéon
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Message par Manni-Gédéon »

Je croyais que le mot retail appartenait au jargon bancaire, le retail banking (banque de détail) étant le département chargé des clients qui n'ont que des peanuts (cacahuètes), en gros, tous ceux qui ne sont pas millionnaires.
L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit.
Gandhi, La Jeune Inde
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