Hippocampe a écrit : ↑sam. 04 oct. 2025, 19:46Bof, pourquoi cette croyance ?
Les usages que j'ai en mémoire et aussi certaines définitions
Contraindre qqn à faire qqch., lui imposer de faire qqch. contre sa volonté. ➙ forcer, obliger. au passif Être contraint de (+ infinitif). Elle a été contrainte d'accepter.
- Le Robert
Forcer quelqu'un à agir contre sa volonté
- Le Littré
Obliger quelqu' un par force, par violence ou par quelque grave considération, à faire quelque chose contre son gré.
DAF 8e édition.
Ubique, discipulus. - Corrigez-moi, j'aime ça. Je ne suis pas sûr des passages que j'écris en rouge.
Perkele a écrit : ↑sam. 04 oct. 2025, 19:47
Il est vrai qu'au aurait plus tendance à contraindre à faire plutôt qu'à ne pas faire, mais cela d-ne me semble pas impossible.
Tout à fait, mais je cherche encore des exemples en faveur du contraire.
Ubique, discipulus. - Corrigez-moi, j'aime ça. Je ne suis pas sûr des passages que j'écris en rouge.
Il est exact que dans beaucoup de circonstances, on pourrait remplacer "contraint de ne pas + infinitif" par "empêché de + infinitif", mais il y a quand même parfois une nuance, notamment quand la contrainte est d'ordre psychologique plus que de pure force.
À l'article "Gueux", la TLFi indique : « Celui, celle que la pauvreté contraint à ne pas maintenir un train de vie correspondant à sa condition sociale, à ses désirs »
On pourrait très bien dire : « Celui, celle qui est contraint(e) par sa pauvreté de/à ne pas maintenir un train de vie correspondant à sa condition sociale, à ses désirs. »
Leclerc92 a écrit : ↑sam. 04 oct. 2025, 20:47
À l'article "Gueux", la TLFi indique : « Celui, celle que la pauvreté contraint à ne pas maintenir un train de vie correspondant à sa condition sociale, à ses désirs »
Magnifique, et merci pour les liens que je rajoute vite à mes outils de recherche.
Ubique, discipulus. - Corrigez-moi, j'aime ça. Je ne suis pas sûr des passages que j'écris en rouge.
Yeva Agetuya a écrit : ↑sam. 04 oct. 2025, 20:59
Pour le "contraindre de ne pas faire" d'Augustin, le verbe faire n'a pas d'antonyme.
Mais "contraints de ne pas voter" sonne bizarrement car on pouvait écrire "contraints de s'abstenir".
Bien vu.
Ubique, discipulus. - Corrigez-moi, j'aime ça. Je ne suis pas sûr des passages que j'écris en rouge.
Yeva Agetuya a écrit : ↑sam. 04 oct. 2025, 20:59
Pour le "contraindre de ne pas faire" d'Augustin, le verbe faire n'a pas d'antonyme.
Mais "contraints de ne pas voter" sonne bizarrement car on pouvait écrire "contraints de s'abstenir".
Le fait de n'avoir pas d'antonyme est indifférent pour la validité de la syntaxe dont on ne conçoit pas qu'elle serait valide uniquement pour certains verbes et invalide pour d'autres.
De plus contraindre me semble plus fort qu'empêcher. Nous pourrions peut-être chercher un troisième verbe fort comme contraindre et se coulant dans la syntaxe choisie par l'auteur.
Il faut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
Perkele a écrit : ↑dim. 05 oct. 2025, 10:32
De plus contraindre me semble plus fort qu'empêcher. Nous pourrions peut-être chercher un troisième verbe fort comme contraindre et se coulant dans la syntaxe choisie par l'auteur.
C'est forcer que je mettrais sur la même échelle que contraindre.
Ubique, discipulus. - Corrigez-moi, j'aime ça. Je ne suis pas sûr des passages que j'écris en rouge.
Petite approche étymologique. Contraindre vient du latin constringere qui signifie "Lier ensemble étroitement, enchaîner"
Plus haut, c'est l’indo-européen commun *ster- (« ligne, rayure ») qui a donné strangulation (FR), string (EN) et strang (DE).
L'idée est donc de serrer, compresser, é(s)treindre, etc. Tout cela agit contre et non pas en faveur d'une action; il s'y oppose plutôt qu'il ne la favorise.
De là, contraindre à l'inaction ressemble à aider à ne pas agir.
Dernière modification par podemico le lun. 06 oct. 2025, 18:45, modifié 1 fois.
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