Féminin des noms en eur
- Hippocampe
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Re: Féminin des noms en eur
Quelle meuf !
Car le feu s'est éteint, les oiseaux se sont tus et Ceinwen est partie.
- fil-en-tropes
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Re: Féminin des noms en eur
Bien sûr, de même qu‘’on pourrait citer comme féminins de possesseur les également attestés possesseuse, possessoresse, possessrice... So what ? Comme on dit en vieux français. Lesquels étaient les plus courants, lesquels ont laissé un usage à travers les siècles qui nous séparent de ces manifestations encore non coordonnées ?
- fil-en-tropes
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Re: Féminin des noms en eur
So what ? Puisqu’il est question de savoir comment fléchir auteur au féminin, simplement rappeler que cette suffixation n’est pas une invention des XXe ou XXIe siècle (et qu’elle ne devrait pas retourner les ongles et faire grincer les dents, parce que c’est vrai que c’est douloureux pour les ongles et très mauvais pour la denture. Après chacun fait ce qu’il veut avec ses phanères et sa mandibule).Leclerc92 a écrit : ↑sam. 01 août 2026, 8:19 Bien sûr, de même qu‘’on pourrait citer comme féminins de possesseur les également attestés possesseuse, possessoresse, possessrice... So what ? Comme on dit en vieux français. Lesquels étaient les plus courants, lesquels ont laissé un usage à travers les siècles qui nous séparent de ces manifestations encore non coordonnées ?
Ce qui pourrait surprendre dans ce choix, c’est que ce suffixe n’est pas audible*. Dès lors, autant garder la terminaison en –eur et juste épicéniser le mot : une auteur. Et sinon, fléchir avec un suffixe non homonyme.
*Choix apparemment fait parce que ce suffixe aurait été moins péjoratif que d’autres.
Re: Féminin des noms en eur
Bien sûr, mais cela ne la rend pas "légitime d'office" ou "candidate préférée" pour autant, vu que cette suffixation avait été presque totalement abandonnée pendant plusieurs siècles, pour tout un tas de raisons, et vu qu'il y avait d'autres possibilités tout aussi intéressantes.fil-en-tropes a écrit : ↑sam. 01 août 2026, 11:41 Puisqu’il est question de savoir comment fléchir auteur au féminin, simplement rappeler que cette suffixation n’est pas une invention des XXe ou XXIe siècle
Curieusement, et pour mordre sur le XIXe siècle, on trouve un petit exemple de féminin en "e" pour "auteur" dans un dictionnaire turc-français de 1883, rédigé par un Turc qu'on ne saurait blâmer d'avoir honnêtement cru que ce modèle de désinence pourtant assez évident était en usage. Il avait en somme raison, mais trop tôt !

Ben, c'est aussi ce qui fait aussi que ce suffixe est préféré par certains : il n'est pas audible, et donc pas gênant dans le discours ; en revanche, la marque a l'écrit peut être utile (on sait que la langue écrite aime garder beaucoup de marques grammaticales non audibles, comme les pluriels en "s", la conjugaison en "-ent", etc.)fil-en-tropes a écrit : ↑sam. 01 août 2026, 11:41Ce qui pourrait surprendre dans ce choix, c’est que ce suffixe n’est pas audible*.
- Perkele
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Re: Féminin des noms en eur
Cette définition me fait penser à la tendance abusive actuelle à rendre synonyme à faire d'auteur un synonyme parfait d'écrivain.
Il faut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
- fil-en-tropes
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Re: Féminin des noms en eur
À quel moment ai-je émis de tels jugements ?
Je me contente juste de remarquer que c’est un bon candidat - contrairement à ce que certains prétendent -, d’autant plus intégrable que ce suffixe existe déjà (cf. la meilleure, une mineure, une majeure, etc. même si l’étymologie n’est pas identique, voire infondée pour les noms d’agents : les usagers du XXIe comme ceux du Moyen Âge s’en tamponnent pas mal le coquillard, manifestement).
Dans la mesure où il s’agit de désinvisibiliser les femmes, c’est mieux quand les substantifs masculins et féminin sont franchement différenciés, comme pour les autres paires : eur / euse – eur / trice – ain / aine, etc. Après, les marques du féminin, bien sûr qu’on les retrouve ailleurs (dans les déterminants singuliers, les adjectifs...).Ben, c'est aussi ce qui fait aussi que ce suffixe est préféré par certains : il n'est pas audible, et donc pas gênant dans le discours
Pas gênant dans le discours, dites-vous, je ne vois pas bien. Les substantifs féminins désignant les personnes de sexe féminin sont gênants dans le discours ?
Re: Féminin des noms en eur
À quel moment ai-je dit que vous les aviez émis ?
Et si vous m'avez bien lu, ici ou ailleurs, vous devez savoir que je n'ai rien contre ces formations, même si je n'ignore pas les arguments de ceux qui s'y opposent.
Ben, c'est aussi ce qui fait aussi que ce suffixe est préféré par certains : il n'est pas audible, et donc pas gênant dans le discours
Gênant pour les oreilles de ceux qui ont un demi-siècle d'une pratique différente dans les oreilles. Il est plus difficile de faire passer les nouveaux usages oralement (où l'on parle par réflexes) qu'à l'écrit (où l'on a le temps de la réflexion).fil-en-tropes a écrit : ↑dim. 02 août 2026, 12:43 Pas gênant dans le discours, dites-vous, je ne vois pas bien. Les substantifs féminins désignant les personnes de sexe féminin sont gênants dans le discours ?
Je m'étonne qu'il faille expliquer une telle évidence.
- fil-en-tropes
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Re: Féminin des noms en eur
Je vous remercie d’avoir pris la peine de m’éclairer, je n’avais en effet pas imaginé cette interprétation.Leclerc92 a écrit : ↑dim. 02 août 2026, 15:56Gênant pour les oreilles de ceux qui ont un demi-siècle d'une pratique différente dans les oreilles. Il est plus difficile de faire passer les nouveaux usages oralement (où l'on parle par réflexes) qu'à l'écrit (où l'on a le temps de la réflexion).
Je m'étonne qu'il faille expliquer une telle évidence.
Heureusement, il y a de vieilles oreilles plus plastiques que d’autres par rapport aux changements. Ainsi, le regretté Alain Rey (90 ans à l’époque de cette interview) remarquait-il qu’un féminin en -eure a tout de même un inconvénient assez grave : il ne se marque qu’à l’écrit. À la prononciation, c’est la même chose. C’est une féminisation partielle et des féministes ont raison de protester : si à l’oral, on ne fait pas la différence, on est revenu à la case départ. (source)
Re: Féminin des noms en eur
Ben, il se contente de donner les arguments de certain(e)s féministes, mais ajoute : « Moi je ne préconise rien. Mon métier c’est de suivre la majorité, et surtout les intéressées. »fil-en-tropes a écrit : ↑dim. 02 août 2026, 16:37 Heureusement, il y a de vieilles oreilles plus plastiques que d’autres par rapport aux changements. Ainsi, le regretté Alain Rey (90 ans à l’époque de cette interview) remarquait-il qu’un féminin en -eure a tout de même un inconvénient assez grave : il ne se marque qu’à l’écrit. À la prononciation, c’est la même chose. C’est une féminisation partielle et des féministes ont raison de protester : si à l’oral, on ne fait pas la différence, on est revenu à la case départ. (source)
Mais quand il faut trouver un féminin à "auteur", ses oreilles plastiques lui conseillent plutôt "auteure" !
« Cela dit je n’ai rien contre « auteure » parce qu’on peut considérer qu’autrice, quoique correct et dérivé du latin, est peut-être un peu pédant. On ne va pas dire « auteuse », ça sonne mal. L’euphonie est un argument assez important. Il y a des mots qui sont ou désagréables à l’oreille ou considérés comme ridicules et qui du coup sont disqualifiés. »
- fil-en-tropes
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Re: Féminin des noms en eur
Mouais, ces arguments on en connait les grandes limites : en quoi autrice serait pédant et auteuse dissonant ? - c’est juste une question d’habitude. Comme le rappelle d’ailleurs son anecdote sur écrivaine. Ce terme n’est plus péjoratif nous dit-il, néanmoins, certains de nos contemporains ne le trouve pas joli ou douteux ou que sais-je parce qu’on y entend vaine. Comme si dans écrivain on n’entendait pas vain (ou alors la majorité ne l’entend pas, comme on n’entend déjà pas ou n’entendra plus vaine dans écrivaine).
Voilà beaucoup (trop) d’encre virtuelle coulée alors que je voulais juste rappeler que le suffixe –eure (hors comparatif) n’avait rien d’absurde, de monstrueux, de naïf ou autre qualificatifs aussi désobligeants qu’historiquement faux attribués notamment par des académiciens.
Je m’en tiendrai donc là.
Voilà beaucoup (trop) d’encre virtuelle coulée alors que je voulais juste rappeler que le suffixe –eure (hors comparatif) n’avait rien d’absurde, de monstrueux, de naïf ou autre qualificatifs aussi désobligeants qu’historiquement faux attribués notamment par des académiciens.
Je m’en tiendrai donc là.
Re: Féminin des noms en eur
Quand je vous lis, j'ai parfois l'impression de me relire !fil-en-tropes a écrit : ↑dim. 02 août 2026, 19:43 Comme le rappelle d’ailleurs son anecdote sur écrivaine. Ce terme n’est plus péjoratif nous dit-il, néanmoins, certains de nos contemporains ne le trouve pas joli ou douteux ou que sais-je parce qu’on y entend vaine. Comme si dans écrivain on n’entendait pas vain (ou alors la majorité ne l’entend pas, comme on n’entend déjà pas ou n’entendra plus vaine dans écrivaine).
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- Perkele
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Re: Féminin des noms en eur
Nous ne sommes tout de même pas dans un pays où l'on nous impose une burqa et les femmes occupent de plus en plus de postes qui exigent de hautes compétences. Je trouve que démarquer une fonction de par le sexe de la personne qui l'occupe nuit à l'égalité.fil-en-tropes a écrit : ↑dim. 02 août 2026, 12:43
Dans la mesure où il s’agit de désinvisibiliser les femmes,
Il faut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
- fil-en-tropes
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Re: Féminin des noms en eur
Je vous souhaite bien du courage pour convaincre sur ce point les féministes des troisième et quatrième vagues.
(Auteur n’est pas une fonction.)
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