Quoique !
Après un été très ensoleillé, la pluie arrive enfin : la nature s’en réjouit, le monde agricole aussi.
Mais peut-être pas les motards… À moins que ce soient de vrais motards, ceux qui font corps avec la nature.
La pluie est annoncée pour notre retour, il faut s’équiper de vêtements adéquats. On commence par les surbottes, puis le pantalon de pluie, que l’on remonte par-dessus le blouson, et enfin la veste de pluie. Le scaphandrier termine son équipement en enfilant le casque, puis les gants et enfin les surgants.
On est prêt à partir. Il est temps, car il commence à faire chaud sous cet équipement.
Et c’est à ce moment-là qu’on se rend compte que les clés de la moto sont restées dans le blouson.
Alors…, on enlève les surgants, les gants, on ouvre la veste de pluie, on baisse le pantalon de pluie pour enfin récupérer les clés dans le blouson. On les insère dans le barillet et on démarre la moto.
La gymnastique de l’habillage reprend alors pour se remettre au sec avant les averses prévues.
Côté Pays basque espagnol, les routes sont encore humides de la nuit. De retour en Chocolatines, par le port de Larrau, les prévisions de monsieur Météo se révèlent exactes : quel déluge !
Mais, encore une fois, faut-il se plaindre après cet été caniculaire ?
La descente vers la plaine se fait alors tranquillement, avec prudence, comme il nous l’a été conseillé.
En ville, au ralentissement, la buée envahit la visière. Il faut la relever pour s’aérer. Erreur fatale ! La pluie frappe le visage, se colle aux lunettes et s’infiltre à l’intérieur de la visière. Un vrai problème de visibilité !
Le pire reste à venir…
Lentement on sent le froid et l’humidité gagner le bas-ventre, puis descendre sur les cuisses, et remonter sur la poitrine. Le froid envahit le corps. En plus, le café bien chaud de l’arrêt est déjà loin mais il pèse déjà sur la vessie.
Heureusement, c’est bientôt l’heure du repas de midi.
Hmmmm ! Une bonne garbure bien chaude… Un beau magret accompagné de frites…
Le meneur met son clignotant à droite. Il gare la moto. Ouf ! C'est la libération. On va enfin pouvoir se réchauffer et se libérer, car les envies pressantes ne sont plus une option : avec l’âge, c’est un abonnement !
Mais avant ?
Il faut enlever les surgants et les gants, qui collent à la peau, puis ôter le casque… Enfin, tout le monde aura compris qu’il faut se débarrasser de cette armure qui devait nous garder au sec.
Voilà les joies de la moto !
(J'ai demandé à M. ou Mme Gemini de me corriger