accord sujet verbe

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JR
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Message par JR »

Jacques a écrit : Vers 1950 et plus tard, il était écrit : « La reproduction de billets de banques autorisées par la loi sera punie des travaux forcés à perpuité ».
Bien que ce sujet soit fort éloigné de mes centres d'intérêt habituels, je me souviens effectivement avoir vu ça.
Un historien spécialisé dans la finance pourrait peut être nous dire si, à une certaine époque, plusieurs banques étaient autorisées à émettre des billets. :?:
L’ignorance est mère de tous les maux.
François Rabelais
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Jacques
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Message par Jacques »

Je crois que de tout temps, seule la Banque de France a eu le droit. Mais je ne le garantis pas de façon certaine. On peut supposer que ce pluriel était généraliste, ou qu'il y avait tout simplement une erreur de l'imprimeur ou du concepteur des billets. En fait, il faudrait avoir le texte de cet article du code qui était reproduit dessus.
Cette correction qui fut faite plus tard indiquerait peut-être l'existence d'une coquille.
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
mairry5

Message par mairry5 »

J’ai retrouvé votre règle, Jacques : ICI.
Merci pour le lien, il est très complet sur le sujet :D

Les sites québécois de langue française tiennent-ils compte des particularités propres aux usages dans leur pays ou les règles sont-elles tout à fait identiques aux nôtres ?
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Jacques
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Message par Jacques »

Hormis cette regrettable dérive des féminisations de noms de fonctions, où l'Office québécois de la langue française autorise tout et les pires incongruités, et se met en contradiction avec l'Académie française et les linguistes européens, on peut considérer, d'après ce que j'ai lu, que le Québec est à l'unisson sur les règles que nous appliquons en Europe.
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
Perluette

Message par Perluette »

Bonjour à tous,

J'ai consulté le lien (BDL) ainsi que le Jouette, mais je suis tout de même ennuyée avec :
  • Alors, c'est toi le vilain garçon qui as essayé de m'arrêter ?
J'avais envie de corriger, c'est-à-dire d'accorder avec "le vilain garçon", parce qu'il s'agit d'une forme interrogative et d'un article défini. Mais, lorsque j'essaye de remplacer "toi" par "vous", je doute de nouveau.

Qu'en pensez-vous ? Merci. :D

NB : je visite régulièrement cet excellent forum, mais n'étais pas intervenue depuis fort longtemps... au point que je suis devenue "Anonymous"... :cry:
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Klausinski
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Message par Klausinski »

Cette formule : « c’est… qui » est une manière d’insister sur le groupe nominal ou pronom qui est ainsi mis en relief. Alors, dans votre exemple, comme on met le pronom « toi » en relief, si le verbe n’était pas conjugué avec ce pronom, la phrase sonnerait étrangement à nos oreilles :

C’est vous le vilain garçon qui a… ? Je ne sais si le sentiment est personnel ou pas, mais cela passe difficilement, pour moi. Je préfère « qui avez… »

En revanche, s’il n’y a pas de mise en relief (Vous êtes le vilain garçon qui a essayé de m’imiter…) l’absence d’accord passe mieux.

En somme, je crois qu’il faut se fier à son oreille, pour cette question.
« J’écris autrement que je ne parle, je parle autrement que je ne pense, je pense autrement que je ne devrais penser, et ainsi jusqu’au plus profond de l’obscurité. »
(Kafka, cité par Mauriac)
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Jacques
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Message par Jacques »

Nous retrouvons là les éternels dilemmes qui se posent chaque fois que nous évoquons l'accord d'intention. Grammaticalement, l'accord doit se faire sur le sujet du verbe, le pronom relatif qui mis pour garçon, donc à la troisième personne. Mais la réaction de Klausinski nous montre que, parfois, l'accord grammatical « sonne » mal et a un air insolite aux yeux de certains. D'où cette faculté de passer outre la règle grammaticale pour reporter l'accord sur un autre mot. Et ce choix provoque toujours des désaccords, chacun ressentant les choses selon sa psychologie.
Remarquez encore cette subtilité qui change le sens de la phrase par la ponctuation : « Alors c'est toi, le vilain garçon, qui as... » où vilain garçon est mis en incise et n'a plus de fonction dans la construction de la phrase.
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
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Perkele
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Message par Perkele »

Dans ce nouveau cas, l'antécédant de "qui" est "garçon" et non "toi" (ou "vous").
Il faut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
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Jacques
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Message par Jacques »

Perluette a écrit : NB : je visite régulièrement cet excellent forum, mais n'étais pas intervenue depuis fort longtemps... au point que je suis devenue "Anonymous"... :cry:
Vous m'étonnez, votre nom (Perluette) apparaît toujours en clair à gauche du message.
Votre fiche est toujours bien en place dans la liste des membres.
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
Perluette

Message par Perluette »

Merci à tous pour vos réponses.
Jacques a écrit :Vous m'étonnez, votre nom (Perluette) apparaît toujours en clair à gauche du message.
Votre fiche est toujours bien en place dans la liste des membres.
C'est parce que je me suis inscrite de nouveau (impossible en revanche de réactiver l'ancien profil).
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Jacques
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Message par Jacques »

Perluette a écrit :Merci à tous pour vos réponses.
Jacques a écrit :Vous m'étonnez, votre nom (Perluette) apparaît toujours en clair à gauche du message.
Votre fiche est toujours bien en place dans la liste des membres.
C'est parce que je me suis inscrite de nouveau (impossible en revanche de réactiver l'ancien profil).
Je crois comprendre : devant les énormes difficultés de connexion au forum, j'ai tenté d'alléger la base de données pour essayer de gagner un peu de ressources, en supprimant des sujets devenus caducs, ainsi que les fiches de personnes qui se sont inscrites sans jamais se manifester, et de quelques-unes qui n'avaient plus donné signe de vie depuis 7 mois ou davantage. Mais vous ne pourrez pas retrouver, en effet, votre ancienne personnalité.
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
André (G., R.)
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Message par André (G., R.) »

Klausinski a écrit :Cette formule : « c’est… qui » est une manière d’insister sur le groupe nominal ou pronom qui est ainsi mis en relief. Alors, dans votre exemple, comme on met le pronom « toi » en relief, si le verbe n’était pas conjugué avec ce pronom, la phrase sonnerait étrangement à nos oreilles :
C’est vous le vilain garçon qui a… ? Je ne sais si le sentiment est personnel ou pas, mais cela passe difficilement, pour moi. Je préfère « qui avez… »
En revanche, s’il n’y a pas de mise en relief (Vous êtes le vilain garçon qui a essayé de m’imiter…) l’absence d’accord passe mieux.
En somme, je crois qu’il faut se fier à son oreille, pour cette question.
Ce qui paraissait étrange à Klausinski ne l'est pas, à mon sens.
Si l'on admet « Est-ce toi le vilain garçon qui a jeté le caillou ? », et je ne vois pas pourquoi on ne l'admettrait pas !, on y constate que le pronom de deuxième personne « toi » ne joue aucun rôle dans l'accord du verbe jeter, lui-même à la troisième personne. Pourquoi le passage à la forme de politesse changerait-il quelque chose à cela ? Est-ce vous, jeune homme, le vilain garçon qui a jeté le caillou ?
Leclerc92
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Message par Leclerc92 »

André (G., R.) a écrit : Si l'on admet « Est-ce toi le vilain garçon qui a jeté le caillou ? », et je ne vois pas pourquoi on ne l'admettrait pas !, on y constate que le pronom de deuxième personne « toi » ne joue aucun rôle dans l'accord du verbe jeter, lui-même à la troisième personne. Pourquoi le passage à la forme de politesse changerait-il quelque chose à cela ? Est-ce vous, jeune homme, le vilain garçon qui a jeté le caillou ?
C'est étrange, pour ma part, j'écris : « Est-ce toi le vilain garçon qui as jeté le caillou ? ». À l'oreille, ça ne fait pas de différence, mais à l'écrit, si.
André (G., R.)
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Message par André (G., R.) »

« Tu as jeté le caillou » correspond à « C'est toi qui as jeté le caillou ».
« As-tu jeté le caillou ? » donne de la même manière : « Est-ce toi qui as jeté le caillou ? »

Mais « Tu es le garçon qui a jeté le caillou » devient « Es-tu le garçon qui a jeté le caillou ? », parce que là, « qui » a pour antécédent « le garçon » et non plus « toi » comme précédemment. Lorsque l'antécédent d'un pronom est un nom, ledit pronom est à la troisième personne, ainsi, bien sûr, que le verbe dont il est sujet .

Et avec « est-ce », la question peut être posée selon deux ordres de mots : « Le garçon qui a jeté le caillou, est-ce toi ? » ou « Est-ce toi (,) le garçon qui a jeté le caillou ? »
Leclerc92
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Message par Leclerc92 »

André (G., R.) a écrit :Mais « Tu es le garçon qui a jeté le caillou » devient « Es-tu le garçon qui a jeté le caillou ? », parce que là, « qui » a pour antécédent « le garçon » et non plus « toi » comme précédemment. Lorsque l'antécédent d'un pronom est un nom, ledit pronom est à la troisième personne, ainsi, bien sûr, que le verbe dont il est sujet .
Il me semble que ce n'est pas tout à fait aussi rigide que ça.
Pour ma part, j’accepterais « Tu es le garçon qui as jeté le caillou. »
Je pense que ce point a déjà été traité ici, mais je ne sais pas où (si ce n'est en première page de ce fil).
Littré :
Quand qui est précédé d'un substantif ou d'un adjectif tenant lieu d'un substantif, on peut mettre le verbe de la proposition subordonnée ou à la personne du sujet ou à la troisième personne. Je suis le premier qui ait fait cela ou qui aie fait cela. Vous êtes le seul qui connaisse ce sujet ou qui connaissiez ce sujet.
[...]
"Je fus le premier qui fis connaître aux Français quelques morceaux…", Voltaire, Ess. sur la poésie ép. IX.
https://www.littre.org/definition/qui
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