Page 1 sur 1

Cocasse !

Publié : ven. 10 mars 2017, 7:53
par Perkele
Je lis sur Le Point sorti hier :
Ce jeudi, l'Île-de-France a adopté un Small Business Act francilien pour favoriser l'accès des TPE-PME à la commande publique, qu'elle a conditionné à une clause dite "Molière" imposant l'usage du français...
N'est-on pas proche de l'oxymore ?

Publié : sam. 11 mars 2017, 9:22
par André (G., R.)
Nous sommes habitués à voir des oxymores dans des groupes de deux mots (souvent nom et adjectif), dont l'un exprime à peu près le contraire de l'autre (douce violence). Dans la phrase du journaliste ce sont deux membres plus importants d'une même phrase qui se contredisent, la relation de l'un à l'autre me semble identique à celle de « douce » à « violence », mais je ne sais si un rhétoricien verrait là un véritable oxymore : antithèse ou paradoxe pour le moins.

Il me semble que cette même phrase laisse à désirer sur deux autres points. D'abord, de même que je ne dirais pas « La Bretagne a de jolies villes bretonnes », j'éviterais « l'Île-de-France a adopté un Small Business Act francilien ». Et puis le pronom relatif « qu' » est compris en un premier temps comme remplaçant « la commande publique », alors qu'il renvoie au groupe nominal anglais trop éloigné de lui.

Je me pose aussi la question de savoir si le « Small Business Act » peut être « conditionné » à une clause. Je préfèrerais « assorti d'une clause ».

Publié : sam. 11 mars 2017, 10:31
par André (G., R.)
On parle d'une loi américaine de 1953 (je viens de m'en informer). À la rigueur on peut accepter de lui garder son nom d'origine. Mais alors ne pourrait-on pas tourner différemment ? Par exemple ainsi : Ce jeudi, pour favoriser l'accès des TPE-PME à la commande publique, l'Île-de-France a adopté son propre « Small Business Act », qu'elle a assorti d'une clause dite "Molière" imposant l'usage du français...