à vélo / en vélo ?
À mon avis, il n'y a pas de mal en ce qu'a dit André Martinet. André Martinet, est un vrai linguiste. Il fait partie du fonctionnalisme. Il a vu la langue d'un autre point de vue que Ferdinand de Saussure, père de la linguistique moderne. Ferdinand de Saussure, il a donné une définition de la langue en tant qu'objet. Vous savez que n'importe quelle chose peut être défini soit en tant que matière ou objet c.-à-d. en quoi cette chose est faite ou bien en quoi est composée. Ou bien on peut définir la fonction de cette chose.
Ferdinand de Saussure a dit : la langue est une structure, un système, de signes linguistiques qui reflète d'une manière ou d'une autre la réalité.
André Martinet a mis l'accent sur la fonction de la langue. Je pense qu'il a raison en disant que la fonction essentielle de la langue st la communication. Sinon à quoi sert une langue donc ?!!!
Mais, cela ne signifie pas du tout qu'on peut utiliser la langue n'importe comment et sans tenir compte de la grammaire de cette langue. André Martinet a une théorie syntaxique intéressante dans laquelle il respecte les règles de la grammaire classique mais il les voit d'une une autre vision.
Le problème se trouve chez ceux qui comprennent les choses inversement.
Ferdinand de Saussure a dit : la langue est une structure, un système, de signes linguistiques qui reflète d'une manière ou d'une autre la réalité.
André Martinet a mis l'accent sur la fonction de la langue. Je pense qu'il a raison en disant que la fonction essentielle de la langue st la communication. Sinon à quoi sert une langue donc ?!!!
Mais, cela ne signifie pas du tout qu'on peut utiliser la langue n'importe comment et sans tenir compte de la grammaire de cette langue. André Martinet a une théorie syntaxique intéressante dans laquelle il respecte les règles de la grammaire classique mais il les voit d'une une autre vision.
Le problème se trouve chez ceux qui comprennent les choses inversement.
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion.
- Perkele
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Qu'une langue évolue est une chose "normale", mais qu'on la laisse aller au bon plaisir de chacun est participer à la reconstitution historique de l'aventure de la tour de Babel.
Autrement dit, si chacun se satisfait de s'être fait plus ou moins comprendre (ce dont on peut être fier en communicant entre étrangers) la précision d'un langage s'affaiblit au point de devenir des langages divers et de ne plus servir, justement, la communication.
Je reprends un exemple dont nous avons souvent parlé : l'utilisation du verbe "savoir" en Belgique et dans le nord de la France, là où ailleurs, "pouvoir" est employé. J'en ai constaté récemment le quiproquo entraîné.
Je suis en travaux et mon chef de chantier (Belge) ayant très chaud sous notre soleil est allé chez la coiffeuse du coin et lui a demandé : "Vous savez me couper les cheveux là tout de suite ?". Il est revenu en colère la traitant de bécasse. La pauvre fille, de son côté a cru avoir affaire à un fou.
Autrement dit, si chacun se satisfait de s'être fait plus ou moins comprendre (ce dont on peut être fier en communicant entre étrangers) la précision d'un langage s'affaiblit au point de devenir des langages divers et de ne plus servir, justement, la communication.
Je reprends un exemple dont nous avons souvent parlé : l'utilisation du verbe "savoir" en Belgique et dans le nord de la France, là où ailleurs, "pouvoir" est employé. J'en ai constaté récemment le quiproquo entraîné.
Je suis en travaux et mon chef de chantier (Belge) ayant très chaud sous notre soleil est allé chez la coiffeuse du coin et lui a demandé : "Vous savez me couper les cheveux là tout de suite ?". Il est revenu en colère la traitant de bécasse. La pauvre fille, de son côté a cru avoir affaire à un fou.
Il faut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
- Jacques
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Entre Belges et autres francophones, il se crée un second quiproquo du même genre, car chez eux ils emploient le verbe pouvoir là où nous disons devoir. Je me rappelle, quand j'étais gamin, un ami disant parfois à l'un de ses enfants : « Tu ne peux pas, sais-tu », ce qui en français de France voulait dire tu n'as pas le droit.
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
- Jacques-André-Albert
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- Manni-Gédéon
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Je dois vous avouer que je l'ai toujours entendu et utilisé dans le sens ancien. C'est peut-être aussi une particularié suisse.Jacques-André-Albert a écrit :J'entends ici, à la campagne, le mot « amendable » dans le sens ancien « qui peut faire l'objet d'une amende », là où le sens actuel et commun est : qui peut être amélioré.
- Jacques
- Messages : 14475
- Inscription : sam. 11 juin 2005, 8:07
- Localisation : Décédé le 29 mai 2015, il était l'âme du forum
Je me réfère encore au Dictionnaire de l'Académie, grâce auquel nous suivons l'évolution de sens :
AMENDABLE. adj. de t. g. Qui est sujet à l'amende.
Édition 1762 (4e)
AMENDABLE. adj. des deux genres. Qui est susceptible d'amélioration. Une terre, un sol amendable.
Il signifiait autrefois, en termes de Palais, Qui est sujet à l'amende.
Édition 1835 (6e)
AMENDABLE. adj. de t. g. Qui est sujet à l'amende.
Édition 1762 (4e)
AMENDABLE. adj. des deux genres. Qui est susceptible d'amélioration. Une terre, un sol amendable.
Il signifiait autrefois, en termes de Palais, Qui est sujet à l'amende.
Édition 1835 (6e)
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
- Jacques-André-Albert
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- Inscription : dim. 01 févr. 2009, 8:57
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Il est notoire, dans l'évolution des langues, que les nouveautés émanent d'un centre influent (pour le français, c'est le plus souvent Paris) et repoussent les archaïsmes vers la périphérie, relayés en cela par des centres secondaires, les campagnes demeurant des conservatoires des formes anciennes. Ce dernier point, je le constate presque tous les jours dans la campagne angevine où je travaille.
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- Inscription : jeu. 31 déc. 2009, 17:59
Se déplacer à planche à voile ?Jacques a écrit :Non, cela ne se trouve pas dans la langue française, mais seulement dans un langage très relâché, de type populaire. On dit en pour les véhicules ou moyens de transport où on est enfermé : en avion, en auto, en train, en ballon... et à pour ceux dans lesquels on n'entre pas : à vélo, à cheval, à moto... disons généralement ceux que l'on chevauche sans pouvoir pénétrer à l'intérieur. Évidemment, si vous êtes dévoré par un crocodile, vous aurez peut-être ainsi l'occasion de faire une promenade en crocodile, mais c'est une autre histoire.
Le Robert devrait insister sur le caractère fautif.
- Jacques
- Messages : 14475
- Inscription : sam. 11 juin 2005, 8:07
- Localisation : Décédé le 29 mai 2015, il était l'âme du forum
On ne se déplace pas avec une planche à voile, on fait de la planche à voile. Ce n'est pas un moyen de locomotion. Dans mon message en citation, j'ai employé les mots véhicule, moyen de transport qui ne s'appliquent pas à la planche à voile.
Si haut qu'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul (MONTAIGNE).
Je trouve également saugrenue l'expression "se déplacer à/en planche à voile". Reste que dans certaines circonstances, l'usage l'apparente à un moyen de locomotion et privilégie généralement "en" : la traversée de l’Atlantique en planche à voile. Il arrive néanmoins qu'on trouve "à", comme ici : Raphaëla Le Gouvello tente méthodiquement de réaliser son rêve d'enfant : traverser les océans et la Méditerranée à planche à voile.