podemico a écrit : ↑ven. 26 déc. 2025, 19:14
Non c'est bien ainsi que je le conçoit.
Si je vous ai bien entendu et que donc :
(1)
J’ai parcouru cinq lieues, ce sont les plus abruptes.
(2)
Les cinq lieues, que je considère aisées, sont les plus abrupte.s
Puisque (2), alors (1) >
Les cinq lieues que j'ai parcourues sont les plus abruptes.
Je ne vois pas comment ne pas conclure la même chose pour
courir.
(1)
J’ai couru cinq lieues, ce sont les plus abruptes.
(2)
Les cinq lieues, que je considère aisées, sont les plus abruptes.
Puisque (2), alors (1) >
Les cinq lieues que j'ai courues sont les plus abruptes.
J'irais plus loin en disant que le passé composé n'est au final qu'un verbe auxiliaire auquel on ajoute un adjectif !
Primitivement,
• La porte ? Mais, je l'ai ouverte.
ou
• L'escalier ? Mais je l'ai descendu.
ont, pour moi, la même valeur que :
• La Vie ? Mais je l'ai facile.
Rappel 1 : le mot participe vient du fait que ce dernier participe (du verbe participer au sens de contribue) en même temps du verbe et de l'adjectif
Certes, le participe passé a historiquement une valeur proche de l’adjectif, et le passé composé vient de constructions résultatives.
Mais en français actuel,
j’ai ouvert n’est pas « avoir + adjectif » : c’est un temps composé, et
ouvert y est une forme verbale, pas un adjectif.
Comparer
je l’ai ouverte à
je l’ai facile ne fonctionne donc pas : dans le second cas,
avoir est un verbe non auxiliaire et
facile un attribut, ce qui n’a rien à voir avec le passé composé.
Il est possible de modifier un adjectif avec
très, mais non un participe et de coordonner deux vocables de même nature, mais impossible quand ils sont de nature différente.
La vie je l’ai très facile.
L’escalier je l’ai très descendu.
La vie je l’ai facile et heureuse.
L’escalier je l’ai descendu et en bois.
La vie je l’ai aimée et facile.
L’escalier je l’ai descendu et nettoyé.
Par ailleurs, je ne vois pas le rapport de ceci avec l'accord du participe passé tel qu'il se pratique de nos jours.
Rappel 2 : le passé composé est un temps (certes) passé et fini (mais) dont l'effet peut se prolonger dans le présent.
Oui, c’est la valeur d’accompli du présent du PC, mais là encore, quel est le rapport avec l’accord du participe passé avec le COD antéposé à l’auxiliaire ?